Journal intime, où je dépose mes joies comme mes peines. La vie ne m'a pas épargnée, mais ne m'ôte pas pour autant la curiosité qui guide mes écrits. Sont ici présentes, des pages d'histoire, de légendes, de voyages, Des poèmes sur la nature, et tant d'autres issus de mon inspiration journalière... Un endroit sans tabou, mais où se maintiennent le respect et la modération. Bonne lecture à toutes et à tous. Cathy.
MON "AUTRE"
(Cette inconnue qui se réveille...)
Nous sommes, elle et moi, de fidèles amies,
Depuis longues années, ma vie elle partage,
Je l’emmène toujours, sur mon petit nuage,
Celui de l’écriture, mon petit paradis,
J’aurais pu éprouver, pour elle la rancœur,
Lui demander aussi, « que fais-tu donc chez moi ? »,
Mais j’ai opté plutôt, pour l’accueil sous mon toit,
Pourquoi lui en vouloir, elle est presque ma sœur.
Mais le nom qu’elle porte, à tant de gens fait peur,
Au point de l’éluder, de leur vocabulaire,
Elle n'a rien pourtant, de vraiment délétère,
Pourquoi la rejeter, elle a aussi un coeur.
Si je crois la connaître, et l’ai apprivoisée,
Je ne puis cependant, parfois que m’en remettre,
Aux mains des spécialistes, qui sont ses meilleurs maîtres,
Me résoudre, bien sûr, à me faire épauler.
L’épilepsie a prise, sur mon corps, mon cerveau,
Comme médicaments, j’avais la poésie,
Mais depuis quelques temps, celle-ci ne suffit,
Et dans un hôpital, je dois entrer bientôt.
Pour me guérir, peut-être, seule solution,
Serait d’opter alors, pour l’opération.
-&-&-&-
Cathy, le 25 Avril 2012 ©
(J'entre à l'hôpital Saint-Luc de Bruxelles le 27 Avril, jusqu'au 4 Mai)
Ceux qui me suivent sur ce blog depuis son origine savent que je suis atteinte d'une épilepsie réfractaire à tous les médicaments (et, ce, depuis l'âge de 8 ans).
J'ai toujours considéré cette pathologie comme une "force" et j'ai lutté pour mener une vie normale. J'ai réussi en dépit de toutes les barrières que l'on a posées sur mon chemin.
J'ai longtemps été suivie en France, médicalement, mais sans succès. Je suis "pharmaco-résistante" et malgré un traitement assez lourd les crises persistent, alors qu'elles disparaîtraient si les molécules agissaient normalement sur mon métabolisme.
La Belgique dispose de technologies "de pointe" et je m'en remets à l'hôpital Saint-Luc de Bruxelles, dont le service d'épileptologie réfractaire est très réputé. J'ai d'ailleurs déjà consulté deux fois le professeur qui m'a d'office orientée vers une hospitalisation. Il n'y a guère d'autre solution que l'opération puisque tous les traitements ont été tentés. La compétence du neuro-chirurgien dans ce domaine est de renommée Européenne et il obtient de bons résultats. Je garde donc confiance.
Tous les examens relevant d'un bilan pré-opératoire seront réalisés durant une semaine. L'opération consiste à retirer la zone épileptogène qui génère les crises d'épilepsie. C'est sur le lobe temporal droit qu'elle se situe, et le risque est de toucher le centre de la mémoire immédiate. Il faut donc la circonscrire avec précision avant d'intervenir.
Il m'a été suggéré de prendre "de quoi m'occuper", y compris un ordinateur. Peut-être pourrai-je vous écrire, mais je n'en suis pas certaine. Je ne manquerai cependant pas de le faire si cela est possible.
Je tenais donc à vous informer de mon absence, en espérant quand même pouvoir vous lire de temps à autres.
Je vous assure de mes amitiés et je vous remercie encore pour votre fidélité qui m'est très précieuse.
Cathy.